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Signalement et motif de consultation Néva est une femelle Labrador stérilisée, obèse (42kg), correctement
vaccinée et vermifugée, âgée de 6 ans, référée en urgence
en consultation de médecine interne pour l’exploration de troubles
digestifs associés à un abattement important.
Anamnèse et commémoratifs
Depuis 2 jours, la chienne présente des vomissements importants
accompagnés d’une anorexie, d’une hématémèse, de
diarrhées mucoïdes. Elle est également très affaiblie et très algique.
Les traitements symptomatiques (pansements digestifs,
corticoïdes, perfusions) n’ont pas amélioré l’état de l’animal qui
s’est considérablement aggravé. Un premier bilan biochimique
a été réalisé mais ne montre pas de modifications significatives
des paramètres explorés en dehors d’une cholestérolémie élevée
et d’une augmentation modérée et difficilement interprétable de
l’amylasémie.
| Paramètres mesurés |
Valeurs |
Valeurs usuelles |
| Urée (g/L) |
0,45 |
0,18–0,51 |
| Créatinine (mg/L) |
18 |
5–18 |
| ALAT (UI/L) |
31 |
10–100 |
| PAL (UI/L) |
84 |
23–212 |
| Glucose (g/L) |
1,1 |
0,71–1,25 |
| Amylase (U/L) |
1865 |
500–1500 |
| Cholestérol (g/L) |
3,78 |
1,10–3,20 |
Examen clinique
L’animal est affaibli, déshydraté (5–8%). Les muqueuses sont pâles
et la palpation abdominale est douloureuse en région crâniale.
Le toucher rectal confirme des selles mucoïdes. L’auscultation
révèle une tachycardie et une tachypnée. Une hyperthermie est
également notée (39,2° C).
Hypothèses diagnostiques
Les éléments symptomatiques majeurs sont donc :
- Une palpation abdominale douloureuse
- D’importants troubles gastro-intestinaux
- Une forte déshydratation
Les hypothèses diagnostiques comprennent des causes
digestives et extra-digestives (cf. Tableau 1).
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| Causes digestives |
Causes extra-digestives |
Inflammatoire :
√ Gastrite aiguë, ulcère gastroduodénal, gastroentérite infectieuse
√ Une occlusion intestinale |
√ Hypocorticisme
√ Maladies hépatiques
√ Insuffisance rénale
√ Tumeur abdominale
√ Pancréatite aiguë |
| Tableau 1 : Hypothèses diagnostiques
|
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Examens complémentaires
Un bilan hémato-biochimique est réalisé afin d’explorer les causes
extra-digestives et de préciser les répercussions métaboliques
de la maladie. De plus, afin d’explorer les causes digestives et la
douleur abdominale, une échographie abdominale et une gastroduodénoscopie
sont effectuées.
Analyse d’urine
L’analyse d’urine montre une densité augmentée en relation avec
la déshydratation de l’animal, une protéinurie à 2+, une bilirubinurie
à 2+.
Bilan hémato-biochimique
Le sérum est nettement hyperlipémique. L’exploration biochimique
révèle une élévation de l’urémie, de la créatinémie compatible
avec une insuffisance rénale. On notera une élévation modérée
des transaminases hépatiques mais plus significativement une
élévation des paramètres de cholestase. Une hypoglycémie peut
être la conséquence de l’anorexie, ou des vomissements, d’un
sepsis ou d’une maladie hépatique grave.
L’amylasémie est normale, mais on note une élévation de la lipasémie,
qui toutefois est inférieure à 3 fois la normale et doit être
interprétée avec prudence.
Un dosage de la cPL, lipase canine spécifique du pancréas,
est réalisé en complément au cabinet avec le test SNAP® cPL™
d’IDEXX pour mieux interpréter cette élévation peu spécifique des
enzymes pancréatiques et est d’autre part motivé par un tableau
clinique aggravé. Le résultat est nettement positif et oriente
d’emblée le diagnostic vers une pancréatite aiguë responsable d’une atteinte multisystémique grave confirmée par une élévation
significative des lactates.La numération et formule sanguines ne
révèle qu’une leucocytose neutrophilique non spécifique (cf. Tableau
3).
| Paramètres mesurés |
Valeurs |
Valeurs usuelles |
| Urée (g/L) |
1,73 |
0,18–0,51 |
| Créatinine (mg/L) |
41,73 |
5–18 |
| ALAT (UI/L) |
132 |
10–100 |
| PAL (UI/L) |
456 |
23–212 |
| GGT (UI/L) |
24 |
<6 |
| Glucose (g/L) |
0,7 |
0,71–1,25 |
| Protéines totales (g/L) |
52 |
55–75 |
| Albumine (g/L) |
21 |
22–39 |
| Globuline (g/L) |
31 |
25–45 |
| Amylase (U/L) |
1200 |
500–1500 |
| Lipases (U/L) |
3200 |
200–1800 |
| Cholestérol (g/L) |
3,1 |
1,10–3,20 |
| Bilirubine totale (mg/L) |
14 |
0–9 |
| Calcium total (mg/L) |
85 |
79–120 |
| Phosphore (mg/L) |
57 |
25–68 |
| Postassium (mEq/L) |
3,2 |
3,8–5,2 |
| Lactates (mmol/l) |
5 |
<2,5 |
| Tableau 2 : Biochimie sanguine (Valeurs usuelles du VetTest
d’IDEXX – Les valeurs en gras sont en dehors des valeurs usuelles) |
| Paramètres mesurés |
Valeurs |
Valeurs usuelles |
| Hématocrite (%) |
38,7 |
37–55 |
| Hémoglobine (g/dL) |
12,1 |
12–18 |
| CCMH (g/dL) |
31,3 |
30–36,9 |
| Globules blancs (x109/L) |
17,8 |
6–16,9 |
| Granulocytes |
14,8 |
3,3–12 |
| % Granulocytes |
83 |
|
| Lymphocytes / Monocytes (x109/L) |
3 |
1,1–6,3 |
| % Lymphocytes / Monocytes |
17 |
|
| Plaquettes (x109/L) |
714 |
175–500 |
| Tableau 3 : Numération et formule sanguines (Valeurs usuelles du
QBC VET d’IDEXX – Les valeurs en gras sont en dehors des valeurs
usuelles) |
Echographie abdominale
L’échographie abdominale est diagnostique car révèle des
images pathognomoniques d’une inflammation sévère du pancréas
(cf. Photos 1&2). On observe une augmentation de la taille
du pancréas, une irrégularité de ses contours, une diminution de
son échogénicité avec des zones hypoéchogènes entourées par
des zones hyperéchogènes, correspondant à l’inflammation du
mésentère adjacent. On observe par ailleurs un épanchement abdominal.
L’examen révèle par ailleurs un épaississement pariétal
du duodénum qui est anormalement rigide et présente un aspect
plissé compatible avec une inflammation sévère.
Une cytologie du liquide de ponction abdominal montre un exsudat
très inflammatoire et la présence d’éléments bactériens confirme une complication septique de la péritonite chimique associée
à la pancréatite.
Photo 1 : doppler énergie
Photo 2 : aspect caractéristique d’une inflammation pancréatique
en échographie associant des zones hypoéchogènes (oedème
du tissu pancréatique) et des zones hyperéchogènes (nécrose
de la graisse péripancréatique
Gastro-duodénoscopie
L’examen endoscopique du tractus digestif supérieur montre
des lésions inflammatoires sévères du duodénum avec quelques
ulcérations superficielles.
Diagnostic
Le diagnostic proposé est donc celui d’une pancréatite aiguë.
Pronostic
Cette pancréatite présente un certain nombre de critères de
gravité :
- Une atteinte multisystémique.
- Des complications locales sévères
(péritonite chimique et septique).
Traitement
Malgré une réanimation intensive associant une fluidothérapie,
une transfusion de plasma, une réalimentation entérale précoce
après pose d’un tube de gastrotomie (PEG), l’état de l’animal s’est
aggravé et une décision chirurgicale (cf. Photo 3) a été prise en
raison de l’évidence de complications locales graves (péritonite
septique) et d’une nécrose extensive probable. Un drainage abdominal
ouvert a complété un parage des zones phlegmoneuses
et nécrotiques du pancréas. Photo 3 : pancréatite nécrotique sévère
Evolution
L’intervention a amélioré l’état clinique de l’animal pendant 48 heures,
mais un nouveau dosage de la cPL avec le test SNAP® cPL™
très positif, un dosage des lactates resté supérieur à 6mmol/L et
une augmentation importante de la bilirubinémie (45mg/L) associée
à l’apparition d’un ictère cholestatique ont confirmé l’aggravation
de la maladie. L’animal est décédé 3 jours après la chirurgie.
Discussion
Sur le plan de la stratégie diagnostique et pronostique des pancréatites
aiguës, on peut résumer la problématique en 2 questions :
S’agit-il d’une pancréatite ?
Le diagnostic de pancréatite reposait jusqu’à ces dernières années
sur l’association d’un syndrome cliniquement compatible et
d’une augmentation de l’activité catalytique sérique de l’amylase
et de la lipase.
Mais ces dosages de l’amylase et de la lipase posent deux problèmes.
Celui de leur sensibilité : c’est-à-dire parmi les patients
qui ont une pancréatite, combien auront une augmentation de
l’amylase et de la lipase ? Et celui de leur spécificité : c’est-à-dire
parmi les patients qui ont une amylase et/ou une lipase augmentée
combien de malades ont une pancréatite ?
Malgré un choix d’un seuil d’interprétation supérieur à 3 fois la
normale qui est un compromis entre sensibilité et spécificité,
ces dosages manquent de sensibilité, car seuls 69% et 39% des
chiens atteints de pancréatite aiguë grave présentent respectivement
une hyperamylasémie et une hyperlipasémie. Leur spécificité
est également mauvaise, car leur origine est non seulement
pancréatique, mais également extra-pancréatique (foie et muqueuse
intestinale pour l’amylase, muqueuse gastrique et intestinale
et vaisseaux sanguins, pour la lipase). Ainsi, de nombreuses
affections rénales (glomérulosclérose, glomérulonéphrites),
hépatiques (nécrose hépatique, lipidose, cholestase, carcinome
hépatocellulaire ou biliaire) ou néoplasiques (lymphome et adénocarcinome
intestinal, hémangiosarcome cardiaque) sont associées
à une hyperlipasémie. Une hyperlipasémie est également
rapportée après l’injection de dexaméthasone.
D’autre part il est important de connaître la demi-vie de ces enzymes.
En effet la demi-vie de l’amylase est très courte (24 à 48
heures) et après un pic en début d’évolution, l’épuisement des réserves
pancréatiques expliquent le retour à une concentration sérique faible après quelques jours, ce qui a été observé chez notre
chien. La lipase est considérée par de nombreux auteurs comme
plus spécifique bien que de nombreuses observations de pancréatites
ont montré une absence d’élévation de cette enzyme.
En conclusion le dosage de ces enzymes reste très limité dans
l’exploration d’une pancréatite.
Plus récemment, le dosage de l’immunoréactivité de la lipase
pancréatique spécifique canine (cPL) a été mis au point. L’isoforme
de la lipase spécifique du pancréas a été isolée chez le
chien et le chat et un dosage immunologique est actuellement
disponible en France pour le chien. La sensibilité de la cPL pour
l’exploration des pancréatites du chien est d’environ 80% pour une
spécificité supérieure à 96%. Les premiers résultats d’une étude
terrain que nous réalisons depuis quelques mois donnent des résultats
très similaires aux pourcentages que nous venons de
citer, avec une sensibilité particulièrement supérieure comparée
au dosage de l’amylase puisque plus de 50% des chiens atteints
de pancréatites confirmée avaient une augmentation de l’amylase
alors que 96% avaient un test SNAP® cPL™ positif.
Si l’on compare la sensibilité de la lipase spécifique du pancréas
et de l’examen échographique, on s’aperçoit qu’un certain nombre
de pancréatites sont difficiles à mettre en évidence en échographie
et que devant des images échographiques difficilement
interprétables, l’intérêt de ce test est évident. Dans 25% environ
des cas de pancréatites de notre série confirmé par un test
cPL positif, l’examen échographique n’avait pas été diagnostique.
La pancréatite est elle grave ?
Les facteurs de risques pour voir se développer une pancréatite
aiguë d’évolution fatale sont l’âge élevé, l’existence d’une obésité,
d’une affection intercurrente comme un diabète, un hypercorticisme,
une hypothyroïdie.
Chez notre chienne, l’âge mais plus certainement l’obésité ont été
des éléments aggravants.
Chez l’homme, l’utilisation des critères d’évaluation d’une pancréatite
(critères de Ranson) a été à la fois validée mais aussi critiquée.
Chez le chien un score d’activité de la maladie a été proposé par
Watson en 2004. Ce score est basé sur l’évaluation de signes cliniques
et biologiques. L’apparition de signes de dysfonction sur de
multiples organes (CIVD, Insuffisance rénale, leucopénie ou leucocytose
sévère, hyperglycémie, cytolyse hépatique, cholestase majeure),
l’apparition surtout de complications locales graves comme
une nécrose septique sont des éléments péjoratifs de pronostic.
Il est aujourd’hui très difficile en l’état actuel de nos observations
de confirmer si le dosage de la lipase spécifique du pancréas peut
avoir une valeur pronostique. Pour certains auteurs une élévation
des lactates est significativement un élément pronostic péjoratif.
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Focus
Diagnostic des pancréatiques canines :
pourquoi et comment doser la cPL (Lipase canine spécifique du pancréas) ?
Franck Guetta, DVM
Quels sont les symptômes observés lors de pancréatites ?
Classiquement, on observe lors de pancréatiques aiguës :
- Anorexie
- Vomissements
- Douleur abdominale
- Autres : apathie, nausées, abattement, diarrhées, fièvre
Ces signes sont peu spécifiques car souvent associés à d’autres
pathologies.
Comment différencier les pancréatites chroniques des pancréatites
aiguës ?
Les pancréatites chroniques sont caractérisées par des lésions
irréversibles accompagnées d’une perte fonctionnelle.
Quelle est l’importance des pancréatites subcliniques ?
Par définition très difficiles à diagnostiquer, elles pourraient conduire
à un diabète, une insuffisance pancréatique exocrine ou à
une pancréatite aiguë fatale.
A l’instar des affections rénales, les pancréatites peuvent débuter
bien avant l’apparition des premiers symptômes. A l’avenir, nous
pourrions donc être amenés à dépister les pancréatites plus
souvent. Il est raisonnablement indiqué de les rechercher particulièrement
chez les patients diabétiques, surtout lors de crises
acidocétosiques.
Existe-t-il des médicaments considérés comme facteurs
prédisposants ?
Le facteur le plus important est le bromure de potassium utilisé
dans le traitement des épilepsies. Des pancréatites ont été observées
dans 6.4% des patients traités avec cette molécule (réaction
idiosyncrasique). On note également certaines molécules utilisées
en chimiothérapie et des antibiotiques, en particulier les tétracyclines
et sulfamides.
Quel est l’intérêt des tests hématologiques et biochimiques
de routine dans le diagnostic des pancréatites ?
Il s’agit avant tout d’outils d’orientation. Les pancréatites aiguës
sont généralement accompagnées d’une leucocytose inflammatoire
et/ou infectieuse. L’élévation des paramètres hépatiques et
rénaux, l’hypocalcémie, sont plus souvent liés aux complications
des pancréatites.
Lors de pancréatites chroniques, il arrive également que les résultats
biochimiques ne présentent aucune anomalie.
Intérêt du dosage de l’amylase et de la lipase ?
Là aussi, il s’agit essentiellement d’outils utilisés plutôt pour orienter
que pour confirmer une pancréatite. s
L’élévation des ces paramètres est en effet également liée à des maladies gastro-intestinales, hépatiques et rénales, mais aussi à
des sepsis, cancers, affections pulmonaires, à l’activité musculaire,
etc.
Puis-je diagnostiquer une pancréatite par le dosage de la
TLI ? Non. Il s’agit d’un excellent test pour diagnostiquer les insuffisances
pancréatiques exocrines. En revanche, il ne met en évidence
les pancréatites que chez 33% à 66% des animaux malades. Le
trypsinogène étant filtré par le rein, la valeur de TLI peut faussement
s’élever lors d’insuffisance rénale sévère. En outre, une valeur
de TLI dans l’intervalle de référence ne permet pas d’exclure
une pancréatite.
Pourquoi le dosage de la cPL est-il plus fiable pour le diagnostic
des pancréatites ?
Les différentes techniques de dosage de la cPL sont des immunoessais
qui mesurent la concentration de la lipase exclusivement
du pancréas. Ce test est plus sensible (>80%) et spécifique
(~95%) que les méthodes classiques enzymatiques, qui dosent
toutes les lipases quelle que soit leur origine (foie, estomac, pancréas).
Quels sont les différents moyens de doser la cPL ?
- Par radio-immuno-essai au laboratoire de gastroentérologie du
Texas: le test cPLI (canine pancreatic lipase immunoreactivity)
- Test IDEXX ELISA au Laboratoire IDEXX Alfort: le test Spec cPL™
- Test IDEXX ELISA au cabinet : le test SNAP® cPL™
Quel test utiliser pour le dosage de la cPL ?
- Le SNAP® cPL™ est la version SNAP® du test Spec cPL™ réalisé
au laboratoire. Il donne un résultat semi-quantitatif. Il est
réalisable au cabinet pour confirmer ou exclure rapidement (en
10 mn) une pancréatite. La corrélation avec le test Spec cPL™
est de 95%.
- Le test Spec cPL™ est exclusivement réalisé au Laboratoire
IDEXX Alfort. Il donne un résultat quantitatif. Il est essentiellement
utilisé après le résultat du SNAP pour le suivi de la
pancréatite.
Pourquoi doser la cPL si je suis équipé d’un échographe ?
Une étude de Hess et Saunders conduite sur 70 cas de pancréatites
aiguës entre 1986 et 1995 a montré que plus de 30% des
pancréatites ne sont pas diagnostiquées par échographie, même
par des manipulateurs expérimentés. En présence de symptômes
évocateurs d’une pancréatite, il est donc conseillé de doser la cPL
même si l’examen échographique est négatif.
Si l’animal est insuffisant rénal ou traité aux corticoïdes, mon
diagnostic de pancréatite peut-il être faussé avec le dosage
de cPL ?
Non, car même si les valeurs de cPL peuvent augmenter dans
ces 2 situations, elles restent toujours inférieures à la limite supérieure
(200 μg/L) de l’intervalle de référence. L’interprétation de
son dosage reste donc valide, contrairement à celui de la lipase
classique.
Comment le dosage de la cPL peut-il m’aider pour le suivi
des pancréatites ?
Le dosage de la cPL permet de suivre l’évolution de l’inflammation
du pancréas.
Les pancréatites aiguës sévères exigent évidemment un suivi
plus fréquent avec un dosage tous les 2/3 jours. Pour les chiens
en soin intensif sur une période de 3-4 semaines, un dosage
hebdomadaire suffit. Dans les cas de pancréatites chroniques,
la fréquence de dosages n’est que de plusieurs semaines, voire
plusieurs mois, sauf lors de crise aiguë.
Comment évolue la concentration de cPL ?
Sur des cas de pancréatites déclenchées expérimentalement, les
sérums de chiens ont présenté une augmentation de la cPL en 1
heure pour les cas sévères et 3 heures pour les cas moins graves.
Les concentrations étaient extrêmement élevées 6 heures après.
La valeur de cPL diminue très rapidement après la diminution de
l’inflammation. La demi-vie ne devrait pas excéder 12h.
Quelles mesures conseiller pour prévenir l’apparition des
pancréatites ?
Identifier les facteurs de risque : obésité, hypertriglycéridémie,
certains médicaments (cf. supra).
Existe-t-il un dosage de lipase spécifique du pancréas
chez le chat ?
Actuellement le dosage de la fPLI féline est uniquement réalisé au
laboratoire de gastroentérologie du Texas. Toutes les demandes
faites au Laboratoire IDEXX Alfort y sont donc envoyées. Le délai
minimum de résultats est donc de 2 semaines. En attendant le
prochain test ELISA de dosage de la lipase féline spécifique du
pancréas.
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